Histoire

 

L’histoire du Centre Hospitalier de SARREBOURG débute en 1173. Depuis, il n’a cessé son évolution vers une prise en charge plus médicale et de meilleure qualité, vers une spécialisation adaptée à la population qu’il sert, vers un regroupement sur un même site de ses services, vers une organisation adaptée aux enjeux de santé sur le bassin de SARREBOURG.

 

Du Moyen-Age à l’ère industrielle

Le XXème siècle et l’essor de la médecine moderne

 

Du Moyen-Age à l’ère industrielle

1173 : l’évêque Frédéric de Pluvoise fait bâtir un petit hôpital aux portes de la ville, qui comptait à l’époque 600 habitants. Durant cette période, l’hôpital assume les fonctions d’un hospice destiné à l’accueil, notamment de voyageurs pauvres. Ces premiers locaux se trouvent sur la Sarre, à l’emplacement d’un immeuble d’habitation.

L’hôpital est ensuite relocalisé des bords de la Sarre, sujets aux inondations, à l’intérieur d’une maison appartenant aux Chevaliers Teutoniques, qui lui contruisent un bâtiment place du Marché.

A partir du XVIème siècle, l’hôpital est rattaché à la municipalité, dans un fonctionnement local. Celle-ci désigne ses responsables, le financement de son fonctionnement repose très largement sur la charité publique et sur les ressources propres de l’établissement (cultivation, élevage). Toutefois, la municipalité lui adjoint peu à peu des financements complémentaires : prélèvement sur les héritages, taxes sur les eaux-de-vie et liqueurs… En 1506, il investit de nouveaux locaux à proximité de l’actuelle place Wilson et prend le nom de Saint-Nicolas.

En 1756, suite à la carence en matière d’assistance et de traitement des épidémies liée au manque de superficie de l’hôpital, celui-ci s’installe dans le bâtiment dit du « Lion d’or », dans l’actuelle rue de la Marne.

Anciens locaux de l’hôpital devenus l’hôtel « Lion d’Or », depuis l’actuelle place de la République

A cette époque, l’hôpital exerce des activités diverses puisqu’il héberge autant  les indigents que les malades, mais également parce qu’il héberge une école  pour filles. Sa fonction n’est pas individualisée de la religion puisqu’il repose très  largement sur l’implication des religieuses (sœurs de la Charité, Congrégation de  Saint-Charles). De plus, la fonction soignante n’est pas concentrée à l’hôpital :  Cordeliers, Capucins, Dames de Rinting interviennent à divers titres auprès des malades, à côté de l’hospice / hôpital. Il réinvestira en sus au cours du XIXème siècle l’ancien hospice de Saint-Nicolas.

La période de la Révolution à l’Empire illustre un mouvement de laïcisation  encore très relatif de l’hôpital. La mission de charité à l’origine des hôpitaux  évolue vers une mission plus générale d’assistance et de justice sociale. Il  devient un établissement public communal.

En 1899, l’hôpital investit son site sur l’actuelle avenue du Général de Gaulle, cela en lien avec son développement qui a rendu exigus et coûteux ses anciens locaux. Durant la période d’annexion à l’Allemagne, deux changements importants conduisent à un développement de l’établissement :

- La ville étant devenue une ville de garnison, l’hôpital doit assumer une double nature d’hôpital civil et militaire qui est atténuée après la construction d’un hôpital militaire.

- Le système d’assurances sociales allemand permet, pour la première fois, l’octroi de ressources d’assurance-maladie à l’établissement, à côté des recettes propres et communales.

- Il est à noter que le système de clinique ouverte, que l’établissement s’est efforcé de maintenir depuis, et qui consiste à attribuer une partie des capacités en lits de l’établissement à l’activité privée des praticiens, a été fondé à cette époque.




Le XXème siècle et l’essor de la médecine moderne

L’hôpital au début du XXème siècle

Le XXème siècle, seul, voit l’essor de la médecine scientifique, de la spécialisation, de la focalisation de l’hôpital sur des missions de soin aux malades. Le système d’assurance-maladie, généralisé à partir de 1945, permet la construction de l’hôpital moderne. En 1948, l’hôpital de 80 lits possède encore verger, basse-cour, canards, cochons et oies, et ne se sépare de l’orphelinat qu’en 1952, contre aujourd’hui 259 lits et places !

Quelques repères dans cette période de développement :

1938 : distinction d’un service de maternité, création d’un pavillon pour les malades contagieux.


1948 : création d’une pharmacie hospitalière.

1949 : création d’une radiologie.

1951 : acquisition de matériel d’anesthésie générale (création d’un service de réanimation en 1970).

1956 : création d’un centre de phtisiologie à Hoff, entité juridique distincte de l’hôpital Saint-Nicolas.

1962 : début de la construction d’une maison de retraite, d’un nouveau service de médecine, du bloc opératoire. C’est au cours de cette décennie que la Médecine se distingue de la Chirurgie dans l’établissement.

L’hôpital à l’achèvement de l’extension de 1968

1969 : activité de biologie.

1973 : création d’une école de formation des infirmières.

1977 : création des urgences de l’établissement.


 

En lien avec ce développement fulgurant, l’hôpital cherche à étendre ses locaux et à rationaliser son activité, d’où des projets d’extension et de regroupement :

1980 : création d’un syndicat inter-hospitalier destiné au développement de l’informatique sur les territoires actuels de Sarrebourg et du Saulnois (dissous en 1987).

1982 : rachat par le Centre Hospitalier Saint-Nicolas de la clinique de Phalsbourg. L’intégralité de ses activités est rapatrié sur son site en 1991.

1984 : construction d’un bâtiment pour les services de pédiatrie et de médecine.

1992 : création d’un syndicat inter-hospitalier entre le Centre Hospitalier Saint-Nicolas et le Centre Hospitalier Spécialisé de Hoff. Les établissements fusionnent en 1998.

1996 : extension du bâtiment du plateau technique.

2002 : création du syndicat inter-hospitalier du Sud-Mosellan, destiné à la fourniture de linge et de repas aux établissements du bassin de Sarrebourg.

2005 : humanisation des services de chirurgie, maternité, pédiatrie.

2008 : le projet d’implantation d’un IRM et de regroupement des activités des deux centre hospitaliers sur le site de Saint-Nicolas est définitivement validé par les tutelles. Les travaux, actuellement en cours, commencent en 2009.